Mes ailes

Descriptif

Interprétation

Sur un fond bleu nuit parsemé d’étoiles blanches, s’étend un vaste ciel silencieux. Dans le coin supérieur gauche, Annie, amie disparue, apparaît comme un ange aux cheveux châtains dorés, entourée d’ailes ocres et blanches. À droite, le visage du grand-père de l’artiste, Victor, lui répond, ses ailes grises évoquant la sagesse et la bienveillance. De leurs ailes descend un ruban rouge qui se divise en deux pour former une balançoire. Au centre, une femme nue est assise paisiblement. Son bras droit, replié sous son sein droit, touche la cuisse ; sa main repose près du genou. L’autre bras s’enroule naturellement dans le ruban rouge. Ses cheveux frisés, relevés en chignon, sont noués d’un ruban assorti. Sur son sein droit, une cicatrice visible devient signe de résilience. Sous ses pieds flotte la Terre, sphère fragile et colorée. Autour d’elle, une brume dorée s’élève vers les deux anges. La constellation du Cancer brille près du grand-père. Aux bords de la toile, de fines zébrures lumineuses encadrent la scène, comme une ouverture vers l’infini.
Mes ailes est une œuvre de réconciliation, un espace suspendu entre la terre et le ciel.
L’artiste y évoque la présence apaisante de deux figures chères, Annie et Victor, devenues guides invisibles, symboles d’amour et de continuité. Ils veillent, de part et d’autre, comme deux forces bienveillantes qui soutiennent sans contraindre. Au centre, la femme assise incarne l’équilibre retrouvé, la paix après le tumulte. Son corps nu, traversé de lumière, dit l’acceptation de soi, la guérison après la douleur. Le ruban rouge, devenu balançoire, relie les mondes : il transforme le lien terrestre en lien spirituel, celui du souvenir et de la transmission. Sous elle, la Terre flotte comme un écho à la fragilité humaine — petite, précieuse, toujours en mouvement. Les constellations et la brume dorée prolongent cette idée d’unité : tout est relié, même ce qui semble s’éloigner.
Mes ailes parle de présence après l’absence, de l’amour qui survit aux frontières, et de cette lumière douce qui renaît quand on apprend, enfin, à se laisser porter.