Descriptif
Interprétation
Une femme nue, entièrement verte, se tient les jambes enfoncées jusqu’aux genoux dans un pot de fleurs. Sa chevelure, transformée en longues feuilles, prolonge l’idée de métamorphose. À gauche, une feuille morte repose au sol, comme tombée d’elle. Le bras gauche s’élève vers le ciel, tandis que le droit, légèrement abaissé, semble recueillir quelques gouttes d’eau venues d’une source invisible. L’ensemble baigne dans des nuances subtiles de vert, évoquant à la fois la fragilité et la vitalité du lien à la nature.
Dans cette œuvre, l’artiste se représente littéralement enracinée, transformée en plante, entre humanité et nature. Le corps devient tige, les cheveux feuillage, et le pot un contenant à la fois fertile et contraignant. La scène exprime une attente silencieuse : besoin de nourriture, de soin, de lumière. Les gouttes d’eau tombant sans origine visible suggèrent une grâce inattendue, un secours discret mais vital. Le geste vers le ciel traduit une quête, tandis que la feuille morte au sol évoque le temps qui passe, ou ce qui s’est déjà fané.
La plante verte devient métaphore de l’hypersensibilité ; celle du besoin d’être nourrie sans toujours oser demander, d’une croissance fragile mais volontaire, dans un monde aux couleurs atténuées où la lumière devient souvenir, comme celle d’une flamme qu’on regarde s’éteindre.